Le MRCC2 se transforme en cauchemar bureaucratique

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Les conseillers financiers divergent souvent d’opinion, mais s’il faut détester la bureaucratie, ils s’entendent à merveille.  D’ailleurs, la plupart croient que le respect des normes est devenu un véritable casse-tête. C’est du moins ce que suggère le discours de Tom Caldwell, prononcé le 8 janvier lors d’un déjeuner-causerie de l’ACCVM à l’Empire Club de Toronto.

GF s’est entretenu de manière confidentielle avec un autre conseiller d’expérience pour en savoir plus sur les obstacles auxquels l’industrie doit actuellement faire face. Celui-ci a immédiatement blâmé le MRCC2, un programme qui, selon lui, se transforme en véritable cauchemar bureaucratique.

Vous voulez un exemple? En cette nouvelle ère de respect des normes « à la limite de la rectitude politique », des formulaires de divulgation sont nécessaires pour la moindre des tâches effectuées au quotidien. Vous songez à louer un nouveau bureau? Le client doit non seulement en être informé, mais également signer un document attestant qu’il l’a bel et bien été.

En quoi le fait de changer de bureau peut-il mener à de mauvais services? Il n’y a aucune corrélation entre les deux, si ce n’est que la bureaucratie réduira le temps que le conseiller et son client pourront passer à discuter de questions financières plus sérieuses.

Pour illustrer où tout cela peut mener, J.P. Morgan emploie actuellement 17 000 conseillers de conformité, soit bien plus que la plupart des compagnies du Fortune 500.

Pour le vétéran que nous avons interrogé, le problème principal est que les économies engendrées par la transparence des opérations seront annulées par les frais administratifs additionnels et les salaires des employés devant gérer toute cette paperasse.

En résumé, le MRCC2 se nuit à lui-même, malgré les bonnes intentions qui le motivent.

Le forum GF est le lieu tout indiqué pour interagir avec vos collègues de l'industrie financière. Votre opinion éclairée est la bienvenue.

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